Depuis une dizaine d’année, l’insertion professionnelle des personnes exilées est devenue une priorité des politiques publiques, avec la mise en place de nombreux programmes d’insertion socioprofessionnelle. Inscrits dans un tournant néo-libéral centré sur l’activation des bénéficiaires, ces dispositifs visent à encourager le retour à l’emploi, perçu comme un devoir civique conditionnant la légitimité de la présence dans le pays d’accueil. Des programmes spécifiques se sont ainsi développés pour favoriser l’insertion professionnelle des femmes exilées. Fondée sur une enquête ethnographique au sein d’une association, cette recherche s’intéresse à ces politiques, à travers une analyse de l’action publique « par le bas ». Elle s’attache à étudier leur mise en œuvre par les professionnel·le·s de l’insertion et leurs différentes appropriations par les femmes concernées.