Le Rapport social 2021 du canton du Jura a mis en perspective les données sur la pauvreté et celles relatives au recours aux prestations sociales, suggérant qu’une part importante des personnes en situation de précarité n’activent pas leurs droits sociaux. Pour répondre à cet enjeu, le gouvernement jurassien s’est engagé à déployer des mesures spécifiques en collaboration avec les acteurs locaux, afin de renforcer la lutte contre la précarité et la pauvreté.
Dans ce contexte, le Service d’action sociale du canton du Jura, en collaboration avec ses partenaires, a lancé en 2024 le dispositif « JU-lien ». Celui-ci repose sur deux volets complémentaires. D’une part, une plateforme d’information sociale réunissant des assistant·e·s sociales·aux, auprès desquel·les les personnes rencontrant des difficultés à s’orienter dans le système des prestations sociales peuvent s’informer et bénéficier d’une orientation spécialisée et individualisée. La prise de contact se fait de manière anonyme, via un formulaire en ligne ou par l’envoi d’un SMS, et donne lieu à un appel téléphonique, voire, dans un second temps, à une rencontre en face-à-face avec un·e professionnel·le. D’autre part, le dispositif s’appuie sur une campagne de communication grand public, destinée à sensibiliser aux situations de précarité et à encourager toute personne concernée à recourir à JU-lien ou à en faire connaître l’existence dans son entourage.
Afin de mieux comprendre comment et dans quelle mesure le dispositif JU-lien contribue à faciliter l’accès aux prestations sociales, l’évaluation du dispositif a été confiée à l’Observatoire des précarités. En analysant la manière dont JU-lien est sollicité, ainsi que les besoins et difficultés rencontrées par les personnes concernées, les résultats contribueront à améliorer le dispositif et à soutenir son évolution, dans l’objectif de garantir à la population jurassienne un accès plus simple et plus équitable aux prestations sociales. En complément, l’expertise de l’Observatoire est mobilisée pour affiner les outils de suivi du dispositif et mieux documenter les situations de non-recours qui y sont observées.
