Les dirigeant·es d’entreprises d’insertion par l’activité économique au Québec et en Suisse romande : analyse d’un métier en tension entre l’économique et le social

Début - Fin 01.09.2026 - 31.01.2027
Sources de financement Haute École Spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO), rectorat - Bourse doctorale
Domaine(s) d'expertise Insertion, emploiPolitiques sociales, action publique, état socialSociologie, anthropologie

Description


Cette thèse propose d’examiner les formes de tensions entre l’économique et le social pour les dirigeant·es d’entreprises d’insertion par l’activité économique en s’intéressant à deux contextes nationaux : la Suisse romande et le Québec. Le secteur de l’insertion socioprofessionnelle, historiquement traversé par une forte tension entre une orientation vers le marché et une orientation vers l’accompagnement (Demoustier, 2019), a connu de profondes transformations depuis la mise en œuvre des politiques d’activation et l’instauration des principes de la nouvelle gestion publique. Dès les années 1990, les pouvoirs publics ont fortement développé l’offre de mesures d’insertion pour les personnes sans emploi avec pour objectif un retour rapide et durable sur le marché du travail. Ce développement a eu pour corollaire l’implémentation de logiques de contrôle des acteurs de l’insertion avec une gestion par objectifs et un contrôle des coûts (Bourque & Jetté, 2018 ; Cattacin et al., 2002 ; Dufour et al., 2003)

 

La recherche focalise son attention sur une figure peu documentée dans la littérature scientifique : le ou la dirigeant·e d’entreprise d’insertion par l’activité économique.  Comment arbitre-t-il ou elle les impératifs d’insertion ou de réinsertion fixés par les pouvoirs publics et les enjeux économiques propres aux logiques de marché ? Quels sont les défis de son activité ? Sont-ils différenciés selon les contextes nationaux ?

Requérant·e·s

Papaevanghelou Romain
Papaevanghelou Romain (HETSL)