Numéro 3 - 03/2026Editorial

Tisser les savoirs, conjuguer les pratiques


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La surprise. C’est probablement ce que vous pourriez ressentir si vous pouviez assister au travail de construction des formations proposées au sein de l’UFC. Chaque nouvelle formation, chaque mandat implique de mettre en musique des contenus souvent hétérogènes, des sources de savoir qui n’ont pas toujours vocation à dialoguer. Ces références sont souvent hiérarchisées (en termes de reconnaissance scientifique mais aussi médiatique) et leur niveau de maturité — qui ne dit rien de leur pertinence — peut être très différent d’un cas à l’autre. La partition est donc complexe et les harmonies, comme les dissonances, sont au programme d’une orchestration qui est souvent un défi. 

Dans vos demandes de formation, il y a aussi la complexité de vos pratiques quotidiennes, les tensions qui les habitent souvent, des intérêts divergents entre partenaires, des priorités qui peuvent aussi être désaccordées. Il s’agit d’en tenir compte sans importer ces réalités dans l’espace spécifique de la formation. Ce dernier prend ensuite plusieurs formes : des formats courts ou alors longs, certifiants ou non, mais aussi des micro-certications, qui sont autant de pièces dont le « climat », le rythme et les arrangements peuvent fortement varier. 

Dans cette édition de la Gazette, nous avons voulu mettre l’accent non pas sur ce qui différencie ces savoirs et parfois même risquerait de les opposer mais sur notre souhait de construire la trame porteuse de leur conjugaison. Il s’agit d’un tissage fin qui parie sur la solidité de nos liens, dont la souplesse et l’élasticité sont des caractéristiques cardinales. Une trame « musicale » dont l’ambition est de laisser de la place pour que vous trouviez dans l’espace de formation de quoi travailler votre voix et proposer les mélodies qui traduisent au mieux la voie de votre cheminement professionnel. 

Sabina Gani, Doyenne, 
Responsable de l’Unité de formation continue (UFC)