La qualité de l’accueil a évidemment à voir avec le travail fait, au quotidien, auprès des enfants. Néanmoins, dans le climat actuel, où la privatisation des crèches fait des ravages, où la pénurie et le tournus du personnel s’intensifient, et où les coupes budgétaires sont annoncées tous azimuts, la responsabilité de cette qualité ne peut pas reposer tout entière sur les épaules des professionnel·les.
La question de la qualité ne peut être dissociée des valeurs et des finalités que nous entendons poursuivre, et c’est là que le bât blesse: s’agit-il de « gérer » les enfants pendant que les parents travaillent ? De fabriquer les prochaines générations à insérer professionnellement ? Ou s’agit-il de s’inscrire dans une logique de travail social en luttant contre les rapports de domination et en visant la justice, l’émancipation et la cohésion sociale ?
La Revue [petite] enfance est soutenue par la HETSL
