Le savoir du terrain est précieux : il permet de comprendre comment se manifestent les difficultés à se loger et les effets que cela a sur l’image de soi et les autres aspects de la vie des bénéficiaires. Cependant, ce savoir peut parfois manquer de mise en perspective critique.
Le savoir scientifique, anthropologique, offre cette distance, un cadre théorique et des outils méthodologiques qui donnent sens aux actions, permettant de questionner les évidences et de penser l’innovation sociale, notamment pour orienter le dispositif de logement et proposer des projets.
Ces deux formes de savoir sont ainsi complémentaires et entretiennent un dialogue fécond.
Dans mes interventions, je mobilise également des savoirs issus de l’analyse de politiques publiques, de l’éthique professionnelle, et de l’expérience des usagères et usagers euxmêmes, pour construire un espace où l’échange et la réflexion collective enrichissent les pratiques pour en dégager des savoirs transférables. Ce dialogue entre savoirs permet une formation vivante, ancrée et réfléchie.
