Dans ce contexte notamment, j’ai souvent le sentiment d’apprendre autant que de transmettre. Les participant·es, par leurs contextes institutionnels, leurs réalités de terrain et leurs contraintes, m’ouvrent à d’autres manières de penser et d’agir. Cet aller-retour constant rend la formation vivante : un lieu où les savoirs s’expérimentent plutôt qu’ils ne s’enseignent au sens étroit du terme.
Nous travaillons les situations cliniques, mais aussi les places et les rôles de chacun·e dans son activité professionnelle, notamment suivant la perspective systémique de Salvador Minuchin. J’essaie également d’ouvrir un espace sur ce qui nous amène personnellement à nos métiers.
Ainsi, mon choix de devenir psychologue s’enracine dans une histoire familiale où j’ai occupé tôt une place d’écoute. Les étudiant·es portent eux aussi des résonances, des sensibilités, qui orientent leurs intérêts et leurs engagements. Les reconnaître fait partie de l’apprentissage.
Dans cette co-construction, la diversité des expériences devient ressource et lien.
