Le vieillissement de la population soulève des défis importants tels que l’isolement, la précarité, l’adaptation des logements et des services médico-sociaux. Les Assises publiques ont réuni plusieurs expert·es pour réfléchir aux transformations sociétales en cours. Nos deux collègues ont pu partager leur expertise et rappeler que le vieillissement n’est pas seulement un phénomène statistique, mais une transformation profonde des conditions de vie, qui interroge la manière dont la société garantit la dignité, l’autonomie et le pouvoir d’agir des aîné·es.
« Un environnement jugé problématique a tendance à entraîner un repli sur le logement privé. Pour réduire l’isolement social il est essentiel de bien concevoir l’environnement construit - espaces communautaires, cafés, marchés aux puces - et d’effectuer un travail de proximité pour l’accompagnement. »
Elma Hadzikadunic, membre de la Commission Âge et Migration de la Plateforme Seniors, maîtresse d’enseignement à la Haute école de travail social et de santé Lausanne, ex-responsable du programme Âge et Migration à l’EPER, s’intéresse aux conditions de vie des personnes à la retraite issues de l’immigration. Favoriser le bien vieillir des personnes âgées issues de la migration implique leur reconnaissance dans la société suisse, la création des conditions cadres favorables à une vieillesse digne et le renforcement de leur pouvoir d’agir. Valérie Hugentobler, co-autrice du dernier Age Report V, a insisté pour sa part sur la nécessité de repenser les lieux de vie, les quartiers et le voisinage.
En écho aux réflexions partagées lors des Assises, leur intervention a rappelé l’enjeu majeur de mieux coordonner les acteurs du territoire, de valoriser la participation des aîné·es et de valoriser les métiers de l’accompagnement.
