Deux mots pour dire une réalité complexe que l’OMS saisit d’abord de la manière suivante : « La santé mentale correspond à un état de bien-être qui permet d’affronter le stress de la vie, de s’épanouir, d’apprendre, de travailler et de contribuer à la vie de la communauté. Elle fait partie intégrante du bien-être et constitue un droit humain fondamental . ». En pensant aux situations d’usagères et d’usagers évoquées dans nos diverses formations, mais aussi en évoquant les difficultés vécues au quotidien par les professionnel·les en formation, on pourrait trouver un peu « légère » cette thématique. Mais l’OMS poursuit en précisant que : « Les problèmes de santé mentale comprennent les troubles mentaux et les handicaps psychosociaux ainsi que d’autres états mentaux entraînant une souffrance importante, une altération du fonctionnement ou un risque de comportement auto-agressif . » En d’autres termes, la santé mentale nous place au cœur des enjeux du travail social. Ce sont notamment ceux de la souffrance psychique ou existentielle, de l’impact de l’environnement dans toutes ses dimensions, des dépendances, etc. sur notre vie et notre possibilité de nous affranchir de difficultés parfois majeures en nous et autour de nous.
Penser « santé mentale », c’est aussi parier sur des approches en travail social qui mettent l’accent sur les ressources plutôt que sur les failles et qui insistent sur la possibilité pour chaque personne d’être actrice de sa propre vie. Le modèle du rétablissement, par exemple, en est une illustration.
À l’heure où la HETSL a vu sa filière « ergothérapie » la quitter pour rejoindre la Haute école de santé Vaud (HESAV), l’articulation étroite d’enjeux de santé avec les métiers du travail social est, pour notre École, une préoccupation importante. Nous la traduirons en initiatives et en dispositifs qui maintiendront cette dimension au cœur de nos enseignements comme de nos recherches. J’espère que les contributions de cette Gazette (et leur prolongement dans la version numérique de cette édition) vous permettront d’enrichir votre compréhension de cette thématique et vous donneront envie de vous inscrire dans les pistes de réflexion dont nos formations continues sont porteuses.
Sabina Gani, Doyenne,
Responsable de l’Unité de formation continue (UFC)